De futurs formateurs pour surveiller le domaine maritime

De futurs formateurs pour surveiller le domaine maritime by 21 mars 2017

Une surveillance maritime efficace est l’une des clés indispensables à la sécurité et la sûreté en mer, comme le rappelle la récente et tragique attaque de piraterie au large des côtes somaliennes. Elle nécessite des équipes compétentes, capables d’analyser les données et les informations émises en continu par de nombreuses sources. Grâce au programme européen CRIMARIO avec le soutien du Centre Régional de Fusion des Informations Maritimes (CRFIM), Madagascar et les Comores vont disposer de leurs propres formateurs qui pourront à leur tour renforcer les compétences au sein de leurs administrations nationales. Du 20 mars au 7 avril, 12 professionnels des Comores et de Madagascar apprendront à devenir des formateurs en visualisation des données maritimes.

La très récente attaque du tanker Aris 13 au large des côtes somaliennes nous rappelle que la criminalité en mer reste active et doit être combattue mais aussi anticipée. Les actions du projet CRIMARIO répondent parfaitement à ce besoin, et grâce à un cursus original de formation de formateurs, Madagascar et les Comores vont disposer d’un pool de spécialistes à même de transmettre leurs connaissances en matière d’identification des comportements suspects de navires.

Du 20 mars au 7 avril, douze professionnels des Comores et de Madagascar vont être préparés à devenir des formateurs en visualisation des données maritimes pour à leur tour former leurs collègues. Ces professionnels, issus d’agences civiles et militaires, ont été soigneusement sélectionnés après avoir suivi un premier cursus de formation et réussi les tests de contrôle. Durant la première semaine, un formateur, détaché de la Marine nationale française, les initiera à la pédagogie pour adultes ; durant les deux semaines suivantes, ils se perfectionneront sur la visualisation des données d’intérêt maritime, et découvriront des outils pour assumer de façon performante leur rôle de formateurs.

Par ailleurs, le projet européen CRIMARIO ainsi que le CRFIM, qui ont mis l’échange d’informations d’intérêt maritime au cœur de leurs activités, contribuent à sensibiliser les autorités maritimes à la nécessité d’une coopération régionale, tel que rappelé récemment par les 21 pays signataires du Code de conduite de Djibouti lors d’une réunion à Djeddah. De manière concrète, le CRFIM collecte et analyse en continu des informations maritimes, en vue d’anticiper les risques et menaces dans la côte ouest de l’Océan indien. De son côté, CRIMARIO va bientôt mettre à disposition des pays partenaires un portail web dénommé IORIS dédié au partage des informations maritimes et à la gestion des incidents en mer, à la fois au niveau national et au niveau régional.